L'E&RE, un métier incontournable
Dans un contexte marqué par une forte dégradation des régimes de retraite obligatoires, la retraite devient une composante incontournable dans la politique sociale des entreprises, aux côtés de la santé et de la prévoyance.
Si la plupart d’entre elles n’ont pas encore mis en place de dispositif collectif de retraite, beaucoup s’apprêtent à le faire : 64% des dirigeants et 56% des salariés plébiscitent les systèmes mis en place dans l’entreprise par opposition aux systèmes individuels (source baromètre Tendances Epargne & Retraite Entreprises 2009). Une appétence qui se traduit sur le terrain par la percée de certains dispositifs tels que le PERCO.
La dégradation des retraites, une réalité pour tous
Les régimes obligatoires ne permettent plus aux salariés de se constituer un niveau de retraite suffisant. L’ampleur de la chute des revenus après la vie active est différente en fonction des catégories socio professionnelles, les plus élevées étant, logiquement, les plus impactées.
Source : actuariat BNP Paribas Assurance
A titre d’exemple :
- Un cadre moyen, qui prend aujourd’hui sa retraite à 60 ans, a une pension annuelle légèrement supérieure à la moitié de son salaire brut annuel.
- Son fils de 30 ans, qui débute une carrière équivalente, ne touchera à sa retraite ne touchera à sa retraite qu’une pension annuelle légèrement inférieure à 45% de sa dernière rémunération brute annuelle.
Un intérêt de plus en plus marqué pour les dispositifs collectifs de retraite
Les résultats 2009 du Baromètre Tendances Epargne & Retraite Entreprises, mené conjointement par BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises et Altedia sont sans équivoque : placer ses économies dans des dispositifs d’entreprise est « naturel » pour les chefs d’entreprise comme pour les salariés. Cette tendance de fond, qui suit une progression régulière depuis 2006, affiche cette année une quasi-unanimité côté dirigeants (93%) et une progression jamais vue de 15 points chez les salariés, à 85%.
Chefs d’entreprises et salariés s’accordent une nouvelle fois sur la nécessité d’épargner dans un dispositif d’épargne ou de retraite en entreprise et se rejoignent sur les dispositifs privilégiés pour compléter la retraite des salariés : ils plébiscitent respectivement à 64% et 56% les systèmes mis en place dans l’entreprise par opposition aux systèmes individuels.
Pour répondre à ces attentes, les entreprises ont à disposition toute une palette de dispositifs d’épargne salariale et de retraite collective pouvant être mis en place uniformément ou de façon ciblée, et offrant une sortie en rente viagère et/ou en capital.
Cliquez ici pour en savoir plus sur ces dispositifs
Tous sont facultatifs (sauf la participation, obligatoire dans les sociétés employant au moins cinquante personnes), et assortis d’avantages fiscaux et sociaux.
A titre d’exemple, dans le cadre de l’Article 83, les cotisations de l’entreprise sont intégralement déductibles de son résultat imposable et exonérées de charges sociales (sous conditions et dans la limite fixée par le législateur). De même, l’entreprise peut déduire les cotisations qu’elle verse à un assureur pour externaliser les indemnités de fin de carrière de ses salariés.
Enfin, mettre en place d’un régime d’épargne salariale et/ou de retraite d’entreprise constitue un moyen incontournable de recruter, motiver et fidéliser les collaborateurs, tout en leur offrant un complément de rémunération fiscalement optimisé.
Quelques chiffres
A fin 2008, 211 000 entreprises avaient mis en place un dispositif d’épargne salariale (+11% par rapport à 2007) pour un encours total estimé à 71,4 milliards d’euros. En ce qui concerne le PERCO, le marché est particulièrement dynamique, tant en nombre d’entreprises équipées en hausse de 40% (soit 78 961 entreprises), qu’en nombre de souscripteurs (salariés ayant effectué au moins un versement sur le dispositif), en progression de 33%. (Source AFG)
Côté retraite collective, les flux ont augmenté de 4,3%, avec une montée en puissance des contrats de retraite à cotisations définies (+56%) et d’autres contrats tels que le Plan d’Epargne Retraite Entreprise (+ 50%). Malgré une conjoncture financière défavorable, l’encours global atteint 74,8 milliards d’euros, en hausse de 3%. (Source FFSA)
