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Un 1er trimestre 2020 sans précédent sur les places financières

09 avril 2020

Après une année 2019 exceptionnelle sur les places financières, l’année 2020 a brusquement subi de plein fouet une crise sanitaire sans précédent avec l’apparition d’un nouveau virus, le COVID 19, qui s’est propagé à l’ensemble de la planète.

​Anticipant le coup d’arrêt porté à l’économie mondiale du fait de l’arrêt temporaire de plusieurs activités, les grands indices boursiers ont entamé dès fin janvier une phase de baisse extrême, atteignant au 31 mars des niveaux qui n’avaient pas été vus depuis près de 10 ans.

Ainsi, l’indice S&P 500, représentatif du marché actions américain, recule de 20% sur le trimestre. Quant à son homologue européen, représenté par l’indice Eurostoxx 50, ce dernier se replie de plus de 25% sur la même période.

Sur les autres classes d’actifs, la baisse de la demande mondiale, couplée à l’absence d’accord entre les pays membres de l’OPEP, a conduit à une dégringolade du cours du pétrole, ce dernier perdant plus de 65% de sa valeur au 31 mars. L’immobilier européen chute quant à lui de près de 27% dans un contexte de baisse de transactions.

Les investisseurs se sont tournés massivement vers des valeurs de qualité, telle que les obligations gouvernementales allemandes ou américaines, qui évoluent en territoire positif sur la période. L’or, toujours recherché de par son caractère de valeur refuge, progresse de 4%.

D’un point de vue sectoriel, les secteurs les plus dépendants du cycle économique, à l’image de l’automobile, des transports et loisirs et de l’industrie par exemple, subissent un recul très marqué, tandis que les secteurs plus défensifs, tels que les services aux collectivité et la santé, résistent mieux.


Du rôle primordial des banques centrales pour soutenir l’économie 

Face à l’ampleur du mouvement, les banques centrales n’ont pas attendu; elles ont réagi de concert et de manière très réactive en déployant un arsenal de mesures visant à soutenir l’activité économique.

Mais en quoi consistent les interventions des banques centrales en temps de crise et comment ces mesures peuvent-elles influer sur le marché ?

1/ En baissant son taux principal (taux de refinancement*), une banque centrale permet ainsi aux banques de diminuer le taux d’intérêt des crédits qu’elles accordent aux ménages et aux entreprises, ce qui soutiendra l’activité économique. C’est ce qu’a fait la Banque Centrale américaine (FED) le 15 mars dernier en abaissant son taux directeur à 0% pour faciliter les conditions d’emprunts.

2/ En injectant des liquidités sur le marché, via notamment des rachats massifs de dette d’Etats et d’entreprises, les banques centrales espèrent soulager les banques commerciales et les inciter à maintenir, voire relancer, leurs prêts aux ménages et aux entreprises et ainsi soutenir la production et l’emploi.

* Le taux de refinancement correspond à celui auquel les banques et institutions financières empruntent auprès de la Banque Centrale

A titre d’exemple, la Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé le 18 mars dernier un plan massif de 750 milliards d’euros visant à relancer l’économie européenne face à l’impact de l’épidémie. La FED, quant à elle, a annoncé le 23 mars une mesure sans précédent, à savoir un programme de rachats sans limite de toutes sortes de créances publiques ainsi que de créances d'États américains, de collectivités locales et d'entreprises privées. Jamais la banque centrale américaine n’était allée aussi loin pour sauver les entreprises nationales.

Autre point d’importance : un compromis historique au congrès américain entre républicains et démocrates a été acté fin mars, prévoyant la mise en place d’un accord de relance historique d’un montant de 2 trillions de USD*, somme correspondant à environ 10% du Produit Intérieur Brut (PIB) national.

Toutes ces mesures constituent la preuve que les institutions sont prêtes à tout pour soutenir l’économie. Elles doivent à terme inciter les marchés financiers à prendre en compte progressivement leurs effets à long terme, et ainsi à ne plus réagir sur les nouvelles à court terme.

*Un trillion = mille milliards

Des équipes de gestion toujours mobilisées

Nous rappelons que dans ce contexte exceptionnel, les équipes de gestion de BNP Paribas Asset Management restent entièrement mobilisées et engagées face à des conditions de marchés sans précédent.

Dans le cadre de notre plan de continuité au niveau local et mondial, un dispositif adapté à toutes les équipes a été mis en place, permettant à ces dernières de poursuivre dans les meilleures conditions leurs activités pour veiller au plus près aux intérêts des épargnants.

NB : La valeur des investissements et les revenus qu'ils génèrent peuvent enregistrer des hausses comme des baisses et il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas l'intégralité de leur placement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances à venir.

Sources indices : BNP Paribas Asset Management au 31 mars 2020

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