Ignorer les commandes du ruban
Passer au contenu principal
Je suis une entreprise Accéder à mon compte

DetailNewsSAS BNP Paribas ERE | 2025 : Une année faste pour les places financières mondiales

BNPP ERE

2025 : Une année faste pour les places financières mondiales

Après un début de période agité, les indices actions ont atteint de nouveaux sommets au terme de cette année, soutenus en grande partie par l’essor de l’intelligence artificielle.

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Plus globalement, les marchés actions mondiaux ont profité d’un environnement macro-économique particulièrement favorable, entre liquidité abondante, poursuite de l’assouplissement monétaire des banques centrales, croissance économique résiliente et résultats d’entreprises solides.

Pourtant, rien ne laissait présager d’une telle évolution à l’issue des annonces du Président Trump lors du « Liberation Day » du 2 avril, provoquant une onde de choc sur l’ensemble des places financières. ​ ​L’instauration des droits de douanes dits « réciproques » sur presque tous les pays du monde, couplée à une augmentation massive de ces tarifs douaniers (du jamais vu depuis la fin des années 30), a provoqué une chute brutale des actions mondiales jusqu’à la mi-avril, les investisseurs craignant des répercussions non négligeables sur l’économie mondiale. Contre toute attente, la volatilité sur les marchés a ensuite considérablement baissé en lien avec la désescalade progressive des tensions commerciales sur fond d’avancée des négociations. Les indices actions ont alors entamé un puissant rebond jusqu’à la fin de l’année, redonnant un souffle inattendu aux places financières.

Autre événement notable : les plans de relance massifs annoncés en Europe à la fin du 1er trimestre ont marqué un tournant majeur, celui d’un retour de la souveraineté stratégique européenne.​ En s’engageant à accroître de manière significative leurs budgets militaires, les pays de la région (en tout premier lieu l’Allemagne) ont donné une nouvelle impulsion aux marchés européens.​

Des indices mondiaux globalement orientés à la hausse​​​

L’indice MSCI AC World, qui reflète l’évolution des principaux marchés mondiaux,enregistre sa meilleure performance depuis 2019, avec un gain annuel de 22,3% (en USD). ​​

Les indices américains se sont une fois de plus illustrés, pour la troisième année consécutive, à l’image du S&P 500 et du Nasdaq (pour les valeurs technologiques) qui atteignent des niveaux records, progressant respectivement de 17,9% et 21.1% ​sur l’année. L’euphorie autour des valeurs liées à l’intelligence artificielle explique en grande partie cette évolution, de même que la poursuite de l’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine, conduisant à une réduction des coûts d’emprunt.

En zone Euro, l’indice Eurostoxx 50 n’est pas en reste avec un gain de plus de 21% à fin décembre depuis le 1er janvier, mais avec une grande disparité entre les régions. Ce sont surtout les indices d’Europe du Sud qui affichent les performances les plus remarquables, comme en témoigne l’envolée de l’IBEX 35 en Espagne (55,3%) qui signe la deuxième meilleure année de son histoire, et du FTSE MIB italien (+36,4%), boosté par les valeurs de la finance dans un contexte d’opérations de fusion-acquisition. Ces pays demeurent relativement dynamiques, portés par un regain de compétitivité notable. Une situation enviable qui contraste avec celle de la France. L’indice phare de la bourse parisienne, le Cac 40, termine certes en hausse de plus de 13% au terme de l’année, mais il sous-performe nettement ses homologues européens, ​fragilisé à la fois par un climat politique toujours instable dans l’Hexagone et par le poids prépondérant du secteur du Luxe dans sa composition, ce dernier ayant souffert d’une baisse de régime sur la période.

En Asie, l’indice japonais Nikkei affiche une hausse annuelle de plus de 28%, soutenu par les mesures de la Première ministre Sanae Takaichi qui poursuit les politiques pro-croissance initiées par Shinzo Abe (politique monétaire accommodante, mesures de relance budgétaire, réformes structurelles). Quant au marché chinois,ce dernier a profité de la volonté des autorités du pays à soutenir la croissance économique mais également de la hausse des géants technologiques nationaux. L’indice MSCI China (en USD) progresse ainsi de 31,1% à fin décembre.

Une grande disparité des performances sectorielles européennes en 2025

L’année 2025 aura été particulièrement hétérogène au sein de l’indice Stoxx Europe 600. S’il y a bien un secteur qui s’est démarqué sur la période, c’est celui des bancaires, qui affichent une progression spectaculaire de plus de 70% à fin décembre, portées par des résultats solides et un environnement de taux favorable. La contribution la plus forte à cette tendance reste celle de l’Europe du Sud, où s’opère un mouvement de consolidation bancaire d’ampleur. Le secteur des services aux collectivité (« Utilities ») enregistre la deuxième meilleure performance sectorielle européenne (+33%), boosté par la renaissance des producteurs d’électricité, grands bénéficiaires des plans d’investissements en Europe, entre transformation numérique, data centers et modernisation des infrastructures. Le secteur a par ailleurs plus largement bénéficié de la baisse des taux d’intérêt qui favorise cette industrie très endettée, d​’autant qu’il a été épargné par les surtaxes douanières américaines. ​Le secteur industriel fait également partie des grands gagnants de l’année, avec une performance de 23% à fin décembre, sur fond de hausse des investissements dans la défense et l’industrie lourde suite au plan de relance allemand. 

En bas du classement, les Médias (-13% à fin décembre) ont beaucoup souffert sur l’année des craintes liées à la concurrence de l’Intelligence Artificielle. Le secteur de l’Automobilereste quant à lui fragilisé par la faiblesse des volumes et la concurrence chinoise dans l'électrique. Il affiche un recul annuel de 1,4%.

Comment les autres classes d’actifs ont-elles évolué sur la période ?

Sur les marchés obligataires, les rendements ont globalement grimpé dans l’ensemble des pays développés en début d’année sur fond de craintes inflationnistes liés à l’impact sur l’économie mondiale de la politique douanière américaine et de déficits liés aux plans de dépenses et d’endettement des gouvernements. ​ Aux Etats-Unis, les taux d’intérêt à long terme ont évolué au gré des inquiétudes relatives au financement de l’économie et aux anticipations de croissance économique. Le T-Notes (taux 10 ans US) termine à 4,16% à fin décembre (vs 4.57% fin décembre 2024) après une détente progressive tout au long de l’année en lien avec la politique monétaire moins restrictive de la part de la réserve fédérale. Le rendement du Bund allemand (emprunt d’Etat 10 ans de référence en zone euro) a fortement monté en mars suite à l’annonce des plans de relance allemand et européen. Après s’être stabilisé à partir du 2ème trimestre, il termine l’année à 2.85% (vs 2.37% à fin décembre 2024), ​ ​un niveau proche de ses pics de mars, reflétant les préoccupations des investisseurs concernant l'importante émission de dette publique.

Du côté des devises, le dollar s’est nettement déprécié face à l’euro en 2025 (-12%). Plusieurs facteurs ont pesé sur le billet vert, parmi lesquels la résurgence des tensions commerciales commerciales due à la politique douanière du Président Trump ou bien les menaces sur l’indépendance de la banque centrale américaine, , impactant la visibilité sur la trajectoire monétaire des prochains mois. En parallèle, les investisseurs étrangers ont réduit leur exposition en dollar, même si la monnaie américaine demeure de loin la première devise de réserve. Notons que la dévaluation du dollar face à l’euro contribue à améliorer la compétitivité des produits américains. Pour les européens, cette dépréciation du billet vert allège la facture énergétique. ​

Les matières premières ont connu des trajectoires contrastées en 2025. Le pétrole a reculé, comme en témoigne l’évolution du baril WTI (West Texas Intermediate) qui termine l’année en baisse de 24%, à 57,4 dollars, pénalisé par une demande mondiale en berne face à une offre soutenue des pays de l’OPEP+. A l’inverse, l’or a flambé, dépassant le seuil symbolique de 4 500 dollars l’once fin décembre et affichant une hausse spectaculaire de plus de 65% sur l’année. Les banques centrales, notamment en Asie, ont massivement diversifié leurs réserves, provoquant un afflux d’achats institutionnels. En parallèle, le contexte géopolitique toujours tendu a attiré les investisseurs vers cette classe d’actifs refuge. Enfin, l’affaiblissement du dollar a renforcé l’attractivité du métal jaune.

U​ne politique monétaire accommodante, soutien aux marchés financiers

En 2025, les places boursières ont salué la poursuite de l’assouplissement monétaire initié par les banques centrales qui rend les financements plus accessibles aux ménages et aux entreprises. La Banque centrale européenne a baissé 4 fois ses taux directeurs au cours du 1er semestre, avant d’opérer un statu quo au second semestre, l’Institution étant parvenue à stabiliser l’inflation autour de son niveau cible de 2%. Le taux de dépôt final s’établit ainsi à 2% au terme de l’année.

​En revanche, de l’autre côté de l’Atlantique, la Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé ses taux d’intérêt inchangés une grande partie de l’année, en raison des risques « stagfalionnistes » (hausse de l’inflation combinée à une croissance faible) induits par la politique douanière de l’Administration Trump. Un « immobilisme » qui a fortement déplu au président américain Donald Trump, partisan d’une politique monétaire ultra-accommodante pour stimuler la croissance, soulevant du même coup la question de l’indépendance de la Réserve fédérale. Ce n’est que le 17 septembre que la première baisse de taux directeurs de l’année a été initiée (-25 points de base), ​le marché de l’emploi outre-Atlantique montrant des signes de ralentissement. Deux autres baisses ont suivi en octobre et décembre, portant le taux final dans une fourchette de 3,5% à 3,75%. ​

Des plans de relance qui font resurgir la question centrale de l’endettement des états

L’année aura également été marquée par des annonces de plans de relance d’ampleur des deux côtés de l’Atlantique ​et dont les impacts ne sont pas anodins sur les déficits publics des états. Aux Etats-Unis, le projet de loi nommé « One Big and Beautiful Bill Act », adopté​ début juillet par le congrès américain, a dévoilé des mesures significatives, parmi lesquelles plusieurs des principales promesses formulées par Donald Trump lors de sa campagne électorale : la prolongation des baisses d’impôts massives adoptées en 2017, lors du 1er mandat de l’actuel président, mais également des milliards de dollars d’investissements supplémentaires pour la défense. En contrepartie, des coupes massives dans les dépenses sociales sont prévues pour financer ces mesures. Or ces dépenses supplémentaires sont susceptibles d’aggraver le déficit budgétaire des Etats-Unis, d’autant que la dette américaine est aujourd’hui considérée comme plus risquée, comme en témoigne l’évolution du rendement des obligations à 30 ans qui a dépassé le seuil de 5,1% courant mai, avant de se stabiliser pour terminer l’année à 4,84%. L’agence de notation Moody’s a même dégradé en mai la note souveraine des Etats-Unis en raison d’une hausse sensible de l’endettement du pays, ​augmentant de fait la défiance envers les bons du Trésor Américain.

En Europe, le tournant politique pro-croissance de l'Allemagne et le soutien massif de la commission européenne au secteur de la défense marquent un changement de cap majeur, dont les effets se matérialiseront en 2026. L’annonce de ces plans de relance en fin de 1er trimestre a engendré une envolée des taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne et des autres états européens. ​ Si ces derniers améliorent nettement les perspectives de croissance structurelle de l’Union Européenne à moyen terme, en revanche, l’augmentation des dépenses entrainera nécessairement une hausse de la dette par rapport au PIB, suscitant l’inquiétude des marchés obligataires, alors même que la plupart des pays européens ont déjà des ratios d’endettement bien plus élevés qu’en Allemagne.


Quelles perspectives pour les prochains mois ?

Les dernières prévisions du Fonds Monétaire International (publication d’octobre 2025) font état d’un ralentissement de la croissance mondiale de 3,3% en 2024 à 3,2% en 2025 et à 3,1% en 2026. Ce ralentissement s’explique par les vents contraires liés à l’incertitude et au protectionnisme, même si le choc provoqué par les droits de douane est moins fort que prévu à l’origine.

En Europe, les investissements dans la défense et les infrastructures (notamment en Allemagne) devraient continuer à porter leurs fruits sur la croissance à moyen terme, sur fond de politique monétaire accommodante.

Aux Etats-Unis, l’économie reste incertaine, malgré une croissance robuste au 3ème trimestre, portée par une consommation privée en hausse. Le marché de l’emploi, qui continue de se dégrader, restera sous surveillance.

Au niveau des places financières, le phénomène de concentration des grands indices américains demeure un élément déterminant car ces derniers continuent d’être propulsés par un nombre restreint de très grandes capitalisations, notamment du secteur Technologique. Or le niveau de valorisation se certaines valeurs de l’intelligence artificielle reste à ce jour élevé.

Enfin, les risques géopolitiques toujours présents sont susceptibles à tout moment d’engendrer de la volatilité sur les places boursières, ​comme en témoigne la récente intervention américaine au Venezuela, impactant à la fois les secteurs de la défense et les cours du pétrole sur les marchés.



Andrey PAMPOUILLE​​

Senior Investment Specialist
Solutions Financières
​BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises

​​​

​Wenzhao SUN​​
Responsable Solutions Financières
​BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises

​ ​
​​​​


​Source indices : Bloomberg, au 31 Décembre ​ 2025 ; indices publiés dividendes réinvestis et en devises locales​​​
​​


NB : La valeur des investissements et les revenus qu'ils génèrent peuvent enregist​rer des hausses comme des baisses et il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas l'intégralité de leur placement. Les performances passées ne préjugent pas des performances à venir.




BNP PARIBAS EPARGNE & RETRAITE ENTREPRISES est un Métier de BNP Paribas Société Anonyme au capital de 2 233 569 514 ​euros.

Siège social : 16, bd des Italiens - 75009 Paris - RCS Paris 662 042 449 - N° identifiant CE FR 76 662 042 449 - www.bnpparibas.com.

Siège social : 16, bd des Italiens - 75009 Paris - RCS Paris 662 042 449 - N° identifiant CE FR 76 662 042 449 - www.bnpparibas.com.

Ce document présente les caractéristiques des supports financiers éligibles aux dispositifs d’épargne salariale et Retraite du Groupe BNP Paribas. Il contient des éléments d’informations et des données chiffrées considérés comme fondés et exacts le jour de leur établissement. Il est produit à titre d’information et ne doit pas être considéré comme une offre de vente ou de prescription. Nous vous rappelons que les Documents d’Information Clé (DIC) des supports sont à votre disposition, dans vos espaces privés accessibles à partir de notre site Internet www.epargne-retraite-entreprises.bnpparibas.com, afin que vous puissiez prendre connaissance de leurs caractéristiques avant toute décision d’investissement.





Partager cet article :

Votre avis nous intéresse

Avez-vous trouvé ce contenu intéressant ?

Informations de marché
942