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DetailNewsSAS BNP Paribas ERE | Les places financières mondiales affichent un recul marqué en 2022 au terme d’une année mouvementée

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Les places financières mondiales affichent un recul marqué en 2022 au terme d’une année mouvementée

2022 restera comme l’une des années les plus éprouvantes pour les marchés financiers internationaux.

​​​​​​​L’envolée de l’inflation, exacerbée en Europe par la guerre en Ukraine, aura été au cœur des préoccupations des investisseurs. Pour lutter contre cette dernière, les banques centrales n’ont eu d’autre choix que de réagir en augmentant rapidement leurs taux d’intérêt, dégradant ainsi les perspectives de croissance économique​.​

Conséquence : fait rarissime, ce sont à la fois les actions et les obligations qui ont été impactées, enregistrant des performances nettement négatives sur l’année.​ ​Depuis 1999, seules 3 années ont vu un recul simultané de ces 2 classes d’actifs : 2015, 2018 et 2022.

Plus en détail, l’indice des actions mondiales, le MCSI AC World (en USD), a chuté de plus de 18% en 2022. Aux Etats-Unis, l’indice S&P 500 a enregistré sa pire performance annuelle depuis 2008 avec un recul de 18% sur la période. Quant au Nasdaq, il a largement sous-performé. L'indice, qui comprend de nombreuses valeurs technologiques, a chuté de 33% en raison de la forte hausse des taux longs. En Europe, les actions ont été un peu plus résilientes malgré la crise énergétique, soutenues par des résultats d’entreprises résistants : le MSCI Europe perd 9.5%, tout comme son homologue de la zone euro, l’Eurostoxx 50.​​

Au niveau sectoriel, 2022 aura été marquée par une très forte dispersion de performances. Sur le Stoxx Europe 600, rares sont les secteurs à avoir évolué positivement sur l’année. En tête de classement, l’énergie qui logiquement a tiré son épingle du jeu, portée par la flambée du prix des matières premières, avec une progression annuelle de 29%. Le secteur des matériaux enregistre la deuxième meilleure performance de l’année avec une hausse de 9%. Les bancaires ont été favorisées par le mouvement haussier sur les taux et ont progressé de 1.1% sur la période. Les secteurs défensifs de la santé et des services aux collectivités ont fait preuve d’une certaine résistance face à une aversion au risque croissante. En revanche, le contexte de hausse des taux a particulièrement pénalisé le secteur de l’immobilier qui enregistre la plus forte perte sectorielle annuelle (-38%) ainsi que la technologie qui termine 2022 en retrait de près de 28%. La distribution, très impactée par la dégradation du pouvoir d’achat dans le contexte de tension inflationniste, perd 30.8% sur l’année.​

Du côté des marchés obligataires, l’évolution à la baisse a été historique. En effet, le durcissement drastique des politiques monétaires des banques centrales a eu des impacts négatifs sur les performances obligataires, la valeur des obligations baissant face à la remontée des taux d’intérêt. Ainsi, en zone euro, les obligations d’état ont reculé de 19% tandis que les obligations d’entreprises de bonne qualité ont baissé de 14%. Les obligations américaines ont elles aussi souffert, avec un recul de près de 15% pour les emprunts d’Etat et de 15.4% pour les obligations privées bien notées.​​

Du côté des actifs de diversification, le pétrole, au terme d’une année volatile et après avoir atteint des sommets au 1er semestre sur fond de craintes d’approvisionnement, a vu cours refluer en seconde partie d’année, dans l’anticipation d’une dégradation des perspectives économiques. Le baril WTI progresse toutefois de près de 7% sur l’année 2022, terminant l’année à 80.2 dollars le baril. Le marché immobilier coté européen, quant à lui, a terminé l’année sur un repli significatif de 37%, extrêmement pénalisé par le contexte de forte hausse des taux. Le dollar, bénéficiant de son statut de valeur refuge, est l'un des rares actifs à afficher une performance positive en 2022, avec une progression de plus de 6% face à l’euro. ​

2022 : une année marquée par une dégradation de l’environnement géopolitique et une envolée de l’inflation​

La guerre en Ukraine a marqué un tournant sur les marchés financiers mondiaux en 2022. Cette crise géopolitique a entraîné une forte augmentation de l'aversion pour le risque et une nette hausse de la volatilité sur les marchés actions. L’inflation s’est envolée, avec des conséquences manifestes pour les actifs financiers. Rappelons que les premières tensions inflationnistes sont apparues dès 2021, suite à la réouverture de l’économie post Covid-19. Des problèmes dans les chaînes d’approvisionnement des entreprises ont soudainement émergé, générant un déséquilibre entre l’offre et la demande. L’invasion de l’Ukraine par la Russie fin février 2022 a exacerbé la tendance, provoquant une inflation record sur le prix des matières premières, notamment le pétrole et le gaz, la Russie étant le premier producteur et exportateur mondial de gaz naturel. Les prix ont reflué en fin de période, mais les conséquences sur l’économie sont toujours palpables.

L’avènement d’une nouvelle ère pour les banques centrales avec la fin de l’argent gratuit​

Après plus d’une décennie de taux bas, les banques centrales n’ont eu d’autre choix que de remonter brutalement leur taux d’intérêt pour contrer l’inflation. Pour quelles raisons ? Des conditions de crédit plus restrictives entraînent inévitablement une baisse de la consommation dans la majorité des secteurs économiques. Lorsque la demande des biens et des services diminue, leurs prix ont tendance à baisser. Sur l’année 2022, le principal taux directeur de la Réserve Fédérale Américaine (Fed) est ainsi passé de 0% à 4,50% et celui de la Banque Centrale Européenne (BCE) de -0,50% à 2%.

Quelles perspectives ​​pour 2023​​ ​?

Les résultats d'entreprise ont été étonnamment résillients en 2022. La question est désormais de savoir jusqu’à quand ils le seront. En effet, ces derniers devraient être impactés une inflation encore élevée en 2023 et par le ralentissement prévu des dépenses et investissements sous l’effet des politiques monétaires plus restrictives. Même si l’inflation devrait atteindre un pic dans la plupart des grandes économies, les prévisions de croissance se dégradent pour 2023: dans son dernier rapport, le FMI prévoit pour cette nouvelle année un taux de croissance mondiale à 2.7%, soit le taux le plus faible depuis 2001* (à l’exception de la crise financière mondiale et de la phase aigüe de la pandémie).

Les Banques centrales continueront à influer sur la tendance des marchés actions.En 2022, les investisseurs ont été surpris par la détermination de ces dernières à lutter contre l'inflation. Lors de sa dernière réunion de l'année, la Fed a laissé entendre qu’elle viserait un taux supérieur à 5% en 2023, sous réserve que le ralentissement économique ne soit pas plus fort que prévu. Le chômage américain sera d’ailleurs un indicateur phare dans l’évolution future des marchés, car il sera l'un des principaux éléments qui rentrera en ligne de compte pour déterminer la trajectoire des taux, sachant qu’en 2022, le marché du travail est resté très tendu et le taux de chômage très faible (3.5% en décembre).

En conclusion, en 2023, les marchés devraient rester volatils avec une visibilité toujours limitée. Les perspectives à court terme demeurent incertaines, les catalyseurs d’une tendance positive étant, dans cette phase de transition mondiale, de meilleures nouvelles sur le front de l'inflation et de la croissance.


Comment suivre l'évolution de votre épargne dans ce contexte ?​​

  • Rappelons tout d’abord que le temps est le meilleur allié de l’épargnant dans la mesure où les phases de fluctuations, même extrêmes, sont lissées sur la durée. L’horizon d’investissement est ainsi un facteur clé dans l’investissement de votre épargne.
  • ​​Les périodes de crises sont également celles qui peuvent faire apparaitre pour l’épargnant de long terme, des opportunités pour investir sur des niveaux de marchés plus attractifs.
  • ​​Investir de manière régulière via des versements programmés en particulier, aide à lisser les points d’entrée et ainsi amortir les soubresauts de marchés.
  • Enfin la diversification permet de réduire le risque global de votre épargne, en répartissant les investissements sur plusieurs types d’actifs.​
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​​Audrey Pampouille
​Yanning MA, CFA
​Investment Specialist 
​Responsable Solutions Financières 
​Solutions Financières - BNP Paribas E&RE
​BNP Paribas E&R​E​​


​* FMI, Perspective​s de l’économie mondiale, octobre 2022
Sources indices​: Bloomberg, indices publiés dividendes réinvestis et en devises locales​​


NB : La valeur des investissements et les revenus qu'ils génèrent peuvent enregistrer des hausses comme des baisses et il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas l'intégralité de leur placement. Les performances passées ne préjugent pas des performances à venir.

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