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Des performances exceptionnelles pour les actions mondiales en 2021

L’avancée des campagnes de vaccination dans le monde a marqué un tournant dans l’évolution des marchés financiers en 2021.

​​Malgré un contexte sanitaire encore dégradé en 2021, les principaux indices boursiers ont connu une évolution remarquable en 2021, à l’image du MSCI World (en dollar), représentatif des actions mondiales, qui affiche une performance annuelle de 22%. Plus en détail, les marchés américains ont connu leur 3ème année de hausse consécutive ; l’indice S&P 500 progresse ainsi de 29% sur la période. L’Europe n’est pas en reste avec un gain de plus de 23% pour l’indice Eurostoxx 50. Mention spéciale au marché français qui affiche l’une des meilleures performances indicielles au monde avec une hausse exceptionnelle de 31% sur l’année, dépassant ses niveaux historiques. Seules les places émergentes restent en retrait, fortement impactées par la pandémie. 

Comment expliquer cette progression ?

La mise au point des vaccins fin 2020 et l’avancée des campagnes de vaccination ont profondément changé la donne, en ce sens qu’elles ont permis la réouverture des économies après les coups d’arrêts brutaux dus aux différentes mesures de restrictions. La reprise économique a été fulgurante dans les pays développés, les Etats-Unis ayant même retrouvé leur niveau de PIB de 2019.  Le rattrapage en Zone Euro, même s’il a été moins rapide, n’en a pas moins été significatif. La croissance des bénéfices des entreprises a été remarquable. Les acteurs économiques ont su s’adapter à un contexte changeant et par moment très incertain.

Il est en revanche important de souligner que la situation reste différente dans les zones émergentes, pénalisées par un taux de couverture vaccinale encore trop faible. 

Le grand retour de l’inflation

Certains écueils ont néanmoins accompagné la reprise économique, tels que des problèmes dans les chaînes d’approvisionnement et une flambée des prix due à une explosion de la demande.

L’inflation, qui avait presque disparu des économies développées depuis des décennies, a ainsi été au cœur des préoccupations des investisseurs tout au long de cette année. L’indice des prix CPI* a atteint 6.8% sur 1 an à fin novembre aux Etats-Unis, 5.1% au Royaume-Uni et 4.9% en Zone Euro. Les prix de l’énergie ont largement contribué à la progression de cette dernière. Le cours du baril de pétrole WTI (West Texas Intermediate) a été propulsé à un niveau de 75 USD en fin d’année, en hausse de 55% par rapport au 1er janvier, porté par une demande exponentielle et une production encore limitée. 

Une disparité de performance au niveau des secteurs en Europe

En termes d’évolution sectorielle, les valeurs bancaires sont les grandes gagnantes de l’année, profitant tout particulièrement du contexte de hausse des taux longs liée aux anticipation de reprise économique. Le secteur termine ainsi sur un gain annuel de plus de 38%. Les valeurs technologiques, portées par une très forte demande, terminent l’année en progression de 35%.
Les médias bénéficient d’une reprise des dépenses publicitaires et performent de 34% sur la période. A l’inverse, les Transports et Loisirs, pénalisés par le rebond épidémique de fin d’année, affichent la moins bonne performance annuelle, avec une progression modérée de 4%. Les services aux collectivités, secteur vulnérable à une remontée des taux, sous-performent également (9% au 31 décembre).

Quelles perspectives ?

La fin d’année a été marquée par le retour du risque sanitaire avec la découverte d’une nouvelle souche virale, plus contagieuse mais, d’après les 1ères études, moins létale. Si certains secteurs peuvent être pénalisés à court terme, la dynamique de reprise mondiale devrait rester forte, les fondamentaux restant toujours bien orientés (consommation soutenue par une épargne financière abondante, amélioration des chiffres de l’emploi).

L’inflation restera le sujet au cœur des prochaines réunions des banques centrales qui devront faire preuve d’une grande subtilité pour ne pas « casser » la dynamique de reprise mondiale en durcissant trop vite leur politique monétaire.

Enfin, certains risques perdureront et pourraient impacter l’évolution des marchés, tels que l’évolution de la situation sanitaire, le contexte géopolitique ou bien les niveaux d’endettement élevés.


​* CPI (Consumer Price Index) : indice des prix à la consommation
Sources indices : BNP Paribas E&RE au 31 décembre 2021​​

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